MA VIE IMAGINAIRE
Il a dit: "Je crois que je vais quitter ma femme pour toi" ; il l'a regardée droit dans les yeux, comme si elle étais la seule, pas la première, la seule. Tout en restant opaque.
Elle chantait à voix basse des mélodies mélancoliques, frémissante comme la peau mordorée d'un animal.
Il a dit : " Je crois en toi, tu es si belle."
Elle n'en attendait pas tant. De temps. D'air.
Je quitte Mina. C'est une séparation douloureuse, mais nécessaire ; je dois voler de mes propres ailes, ne plus me cacher, ne plus m'éparpiller, rassembler les forces en présence pour oser entreprendre la montée, malgré mes jambes tremblotantes, et la possibilité que le rocher puisse retomber ; l'éblouissement n'est pas négligeable
L'avenir m'appartient, peut-être, ma part tient.
Merci à ceux et celles -que je ne manquerai pas de suivre de l'oeil- pour les mots ailés, voilés, endigués, filés, ténus, tenus, ouverts, enfermés dans des trous. J'efface tout mais n'oublie rien, je les garde présents dans ma cachette secrète. Je laisse nos Eves, toutes ces facettes d'une femme changeante et primaire, elles garderont cette grotte.
Retour de vie, retour d'envie ; "L'écriture a changé mon rapport au monde", et je veux garder mes yeux ouverts, définitivement.
Merci, c'est déjà beaucoup.
Elsa.
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" Au labyrinthe, on entre sans remords,
Et on se perd, dans les rires et les larmes,
Le Minotaure est là, mais sans peur,
Au labyrinthe, on entre sans remords..."
Arthur H.
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Cher Fiona, rencontrée un peu tard, j'irai voir vos sensations, soyez en sure...
Difficile de répondre à vos formules qui suivent un rythme fluide... Mina est une esquisse, une forme préparatoire.
Ces derniers mots sont élevés. Je ne saurais les évoquer autrement. L'avenir t'appartient sûrement. C'est les moyens d'en déformer la matière qui peut échapper. Si tu lui es aussi généreuse qu'avec les mots, nul doute qu'il sera quelque chose.
Mina s'en va...
Pensée abstraite sur des mots parcourus au fil des mois, on ne peut plus abstraits...
J'ai dû faire un rêve agréable...
Sois heureuse où q tu sois...
Portes-toi bien...
Bruneau
La peinture est concrète, elle rend vivantes les émotions..Je veux tendre vers cela... (tout cela est un peu solennel, mais bon...)
N'oublie pas, ce n'est pas le but qui importe, c'est le chemin.
Bonne route !
M.
Du premier croisement, tu es quelqu'un de toujours.Tu as donné à la vie, la chance d'être sur le chemin.
On se souviendra d'un "personnage extraordinaire".Répandre de l'amour et des cendres dans tous ces mots...
Tu coures et tu approches un autre horizon parceque tu ne veux rien gâcher.
Il fait soleil sur la glycine du jardin.
Les cannetons se sont régalés et en rient encore...
ça résume tout je crois
so long
A bientôt.
Parfois la page suivante est vide. Parfois, il y a plein de mots alignés formidables.
Les vrais héros sont ceux qui tournent les pages et avancent.
Finalement, je crois que j'aime ceux qui mettent des points à la fin de leurs phrases.
Cela dit, je ne sais trop quel est ton état d'esprit aujourd'hui, chère Elsa, mais je ne sais que trop à quel point, très vite, la différence qui peut exister entre, pour ce qui me concerne, "nono" et "jean-noel", peut virer à la schizophrénie (ou pas loin). Pas facile à gérer en tout cas.
Alors, même s'il m'en coûte, je laisse Mina s'envoler. Mais j'espère que Elsa, elle, ne disparaîtra pas à jamais et que, très vite, j'aurai l'occasion de te revoir. A chaque fois, ce fut un vrai plaisir. Deux fois, c'est court, mais suffisant, je crois, pour savoir que cette Elsa, mon Dieu, elle est terrible !!!! (ben ouais, tout se termine toujours en chansons, non?).
A très vite !!!
J'ai besoin d'unité, d'unicité... L'éparpillement ,n'est pas toujours un bon réflexe, tu me l'as toi même dit en chair et en os...
Ta tournée d'adieux à la Birkin me fait rire. Je suis plus drôle que Mina. On se reverra, au détour d'une cuisine alcoolisée...
à bientôtpeut-être, sinon bonne vieà toi...
Jean
Ya pas ! c'est triste une page qui ne vit plus...
Prends soin de toi...
A une autre fois...
bruneau